Présentées comme un moyen de transport rapide et bon marché, ces motos sont en passe de devenir une véritable menace pour la sécurité, la salubrité et la tranquillité des habitants.
Derrière l’apparente utilité de ces engins se cachent de nombreux risques. Les cas de vols à main armée, de violentes agressions et d’arrachages se multiplient, souvent imputés à certains conducteurs anonymes conduisant des engins non immatriculés. La circulation routière, déjà rendue chaotique par la densité urbaine, devient de plus en plus anarchique. Le bruit assourdissant des échappements, les manœuvres dangereuses et la pollution atmosphérique qui en résulte défigurent l’image de cette cité religieuse, censée être un modèle d’ordre et de respect, qui aspire à la modernité à l' instar de Médine, la cité eclairée du prophète (PSL).
Sur le plan urbanistique, Touba semble se plaire au fiasco des voitures hippomobiles, dont on estime aujourd’hui le nombre à près de 20 000. Ces véhicules rudimentaires étouffent littéralement la ville, perturbant la fluidité du trafic et aggravant la situation sanitaire déjà fragilisée par des problemes d' assainissements. Si rien n’est fait, les moto-taxis pourraient connaître la même évolution incontrôlée, amenant des milliers de conducteurs venus de tout le pays, voire des États voisins, entraînant une explosion démographique, difficile à maîtriser, avec son lot d' anarchie et d' insécurité.
L’exemple de Kaolack reste dans les mémoires: Lorsque le ministre des Transports de l’époque, Mr Mor Ngom, avait décidé d’interdire les motos-taxis, la ville avait connu de violentes émeutes qui avaient paralysé toutes les activités pendant plusieurs jours. Ce scénario redouté pourrait bien se reproduire à Touba si aucune mesure préventive n’est prise dès maintenant car, forts de leur nombre, ils n' hésiteraient même pas a défier l' autorité du khalife pour imposer leur diktat.
Il s' agira également de réfléchir sur l' insoutenable cas des charrettes, ne serait-ce que pour soulager chevaux et ânes, qui tirent ces moyens de locomotion médiévaux douze heures par jour sans répit, du mauvais traitement que leur infligent les charretiers, souvent en âge de scolarisation
Les autorités locales sont donc appelées à agir, avec fermeté et sans états d' amé, en interdisant purement et simplement ce mode de transport avant qu’il ne soit trop tard. C' est une impérieuse nécessité . Déjà, les autorités municipales de Touba avait émis un arrêter interdisant la circulation des Ciak-Ciak dans le périmètre de la commune. il est toujours en vigueur, il s' agira simplement de le réactualiser et de charger les FDS, la brigade de surveillance et les Baye Fall, ( sous le ndigel du khalife) d' en faire observer scrupuleusement les dispositions.
Sauvegarder l’ordre, la sécurité et la pureté symbolique de la ville de Touba relève désormais d’une responsabilité collective.
SFF
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